2012. Projet de construction d’une église (et d’un centre culturel dans Paris intra-muros) pour la paroisse

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          Motto : « où il y a deux ou trois personnes assemblées en Mon nom, Je suis là au milieu d’elles. » (Matthieu 18, 20) « C’est Lui qui assure la solidité de toute la construction et la fait s’élever pour former un temple saint consacré au Seigneur. Dans l’union avec Lui, vous faites partie vous aussi de la construction pour devenir avec tous les autres la maison que Dieu habite par Son Esprit. » (Ephésiens 2, 20-22)

 

Bref historique de la présence de l’orthodoxie roumaine à Paris    

La plus ancienne paroisse roumaine de l’Occident [1], et la seule d’ailleurs, qui bénéficie d’une Eglise construite, achetée auprès des catholiques dominicains, est l’actuelle Cathédrale roumaine de Paris, située dans la rue 9 bis, Jean de Beauvais, le siège canonique de la Métropole Orthodoxe Roumaine de l’Europe Occidentale[2].

En outre, toutes les paroisses (roumainophones et francophones) de Paris intra-muros et des alentours (Ile-de-France), de la juridiction roumaine, sont logées pour une période longue ou courte, dans des cryptes ou des bâtiments appartenant à des églises catholiques. Cette situation provisoire ne répond pas, à long terme comme à court terme, aux besoins spirituels des nombreux roumains ici présents.

Depuis 1990, l’actuelle Cathédrale est devenue trop étroite,  notamment du fait de l’arrivée à Paris d’une considérable foule de roumains en quête de travail ou pour effectuer des études. Mgr Joseph, le métropolite roumain de l’Europe Occidentale et Méridionale, a répondu à ce besoin par l’ouverture de la paroisse Les Saintes Parascève de Iasi [3] et Geneviève de Paris [4], une passerelle entre le peuple roumain et français dans la sainteté en Christ.

Elle a d’abord commencé son activité à l’intérieur d’une modeste chapelle protestante dans la ville d’Avray, et, ensuite, pour faire face au besoin d’espace causé par la croissance exponentielle du nombre des fidèles, un logement à l’église St Sulpice de Paris a été demandé. En réponse à notre requête, la crypte St. François nous a été offerte pour une période provisoire, qui, par la miséricorde de Dieu, continue même à présent.

Actuellement, il y a des centaines de personnes qui fréquentent cette paroisse, au moins une fois par semaine (le dimanche, la crypte est archipleine), et des dizaines ou des centaines de personnes gravitent autour de la paroisse, participant aux évènements à diverses occasions. Les offices se font en roumain et en français, comme geste d’hospitalité liturgique pour les français orthodoxes qui y viennent régulièrement.

A l’exception de père Razvan Ionescu, qui s’y trouve en permanence  on voit aussi les pères Emilian Marinescu (prêtre à la petite paroisse roumaine de Reims) et Nicolae Florea (attaché comme prêtre à la paroisse de Bordeaux, au côté de l’évêque Marc). Par sa vie liturgique, la paroisse a donc également la vocation de participer au développement de l’orthodoxie dans les autres villes de France, en soutenant les prêtres officiants (qui n’ont pas souvent la possibilité d’habiter les localités où se trouvent leurs paroisses).

La paroisse est connue dans le milieu orthodoxe de l’Europe Occidentale, et également dans les milieux catholique et protestant par les nombreuses manifestations qui y ont lieu, par les reportages à la radio et à la télévision française, par la présence de nos prêtres à l’office des vêpres orthodoxes à la Cathédrale Notre Dame de Paris (avec la bénédiction de Mgr Joseph), par les concerts du chœur de l’église « Carmina romana », etc. Les quatre liturgies hebdomadaires donnent un rythme unique à la vie liturgique dans le paysage orthodoxe parisien.

 

Pourquoi y a-t-il besoin d’une église orthodoxe à Paris intra-muros, et d’un centre culturel-spirituel ?

Ce sont les conditions d’office dans la paroisse qui le demandent. Le culte se déroulant dans un espace de dimensions modestes, cela ne correspond pas au besoin réel du nombre considérable de roumains qui se trouvent à Paris et dans la région parisienne et qui pourrait participer aux offices.

 

 

 La nuit des Pâques 2011 : après avoir reçu la lumière, devant l’église St. Sulpice)

A l’occasion des Pâques, il n’y a pas assez de place dans la crypte. Plusieurs estimations (il n’y a pas de statistiques officielles) parlent d’environ 100 000 personnes originaires de Roumanie, établies en France, quelques-unes depuis longtemps et d’autres immédiatement après 1989. Parmi ceux-ci, nous pensons qu’environ 40 000 vivent à Paris et aux alentours, les autres étant répandues sur tout le territoire français. Notre paroisse est fréquentée par beaucoup de jeunes, et le nombre de ceux qui sont venus soit pour des études soir pour travailler, augmente chaque jour davantage.

La diaspora roumaine de Paris n’a jamais réussi à construire une vraie église, d’architecture byzantine, avec l’iconographie spécifique à l’espace sacré de l’Est (celle-ci  étonne par sa beauté et par le fait qu’elle donne un sentiment divin), spécifique au culte orthodoxe. On rêve donc de pouvoir offrir, avec la permission et la bénédiction de Dieu, à tous ceux qui viendront, une vraie église orthodoxe roumaine, construite dans Paris intra-muros, pour qu’elle constitue un lieu privilégié de rencontre et de communion avec Dieu pour les roumains et à tous ceux qui veulent découvrir l’orthodoxie. Cette église authentique, qui respectera le canon orthodoxe d’inspiration byzantine, sera en même temps le témoignage de la sensibilité artistique des roumains par l’architecture, la peinture, les mosaïques, la sculpture sur bois, la ferronnerie et les objets de culte en bronze.

Une église peut contribuer de façon décisive au renforcement de notre conscience communautaire. Elle devient le symbole qui unit une communauté qui a émigré et qui se trouve en transformation continue, en l’aidant à garder son identité et ses valeurs pendant le processus d’intégration dans une autre culture.

Le centre culturel permettra par les activités d’ordre culturel et spirituel, un fort témoignage de la spiritualité de notre peuple. nous proposons de fonder :

-    Une bibliothèque contenant des livres religieux

-    Une librairie franco-roumaine

-    Le projet d’une école pour des enfants à partir de 3 ans jusqu’à au moins 14 ans

-    Un lieu adéquat pour un  « école dominicale », étant donné le grand nombre d’enfants dans notre paroisse, où l’on enseignera  aussi bien la langue que la littérature et la grammaire roumaines, ainsi que l’histoire et la géographie de la Roumanie

-    Une organisation des pèlerinages et des camps de vacances

Ces jeunes et ces enfants élevés dans la spiritualité orthodoxe et dans un espace porteur des traditions, des valeurs de la culture roumaine dans la capitale de la France seront vraiment nos ambassadeurs enthousiastes au sein de ce pays, qui au fil du temps, a prouvé être si accueillant face aux jeunes roumains venus pour y faire des études. L’Eglise se propose d’être en même temps un lieu de logement temporaire pour ceux qui passent à Paris, et également un lieu de solidarité, d’aide pour ceux qui traversent des périodes difficiles, se heurtent à des difficultés ou expriment des besoins divers. Ainsi, par notre exemple de vie, nous espérons (ré)créer un pont de dialogue et de respect avec le pays logeur; cet endroit et les gens qui en prendront soin seront, eux aussi, une invitation pour les occidentaux de visiter la Roumanie des monastères, des villages et de connaitre son histoire.

Le centre culturel sera comme une vraie école de théologie, en apportant un témoignage précieux du potentiel théologique orthodoxe roumain en Occident.

 

Comment pouvez-vous participer à la construction de la future église ?

Chacun peut se manifester en fonction de ses capacités et de ses possibilités, sous plusieurs formes :

Par sa prière : Toute église est le signe visible de la bienveillance manifesté par Dieu à la suite de notre prière. A travers de la vie liturgique qui s'y déroule, beaucoup de gens pourront s’approcher de la vie éternelle. C’est pour cela que l’on doit vraiment apprécier l’existence d’un tel espace de culte.

Par donations, en matériaux ou en nature : Le Sauveur dit que « l’on est plus heureux lorsqu’on offre que lorsqu’on prend ». « En offrant, on recevra », écrit Nicolae Steinhart. Faire des dons à Dieu et aux hommes, cela ne rend personne pauvre ; par contre, cela ne nous enrichit pas seulement dans cette vie, mais aussi pour l’éternité. Le don de chacun est un investissement direct dans son salut et également dans le salut des autres qui pourront rencontrer Dieu et Son peuple, par cette église, dans l’éternité. 

Par des projets personnels : N’importe quelle suggestion, proposition ou initiative, est encouragée, tous les projets sont les bienvenus, et chacun d’entre nous peut apporter au moins un grain, un caillou, une brique à la construction de la future église orthodoxe des roumains à Paris. Ce qui est important, c’est précisément le désir de VOULOIR FAIRE quelque chose ENSEMBLE, d’ « élargir encore un peu »  l’espace culturel et spirituel roumain, de réaliser un lieu ouvert et destiné pas seulement aux roumains, mais également aux orthodoxes, aux chrétiens, aux hommes de partout.

PS : Parmi les projets qui sont en train de se dérouler, nous vous rappelons l’édition des volumes « les Soirées philocaliques » (comprenant les paroles spirituelles adressées pendant le Grand Carême dans notre paroisse, la vente des croisettes byzantines, une librairie de livres religieux, etc.).

Au risque de se répéter, nous soulignons que : tout projet qui apporte quelque chose de plus est désiré, attendu, bienvenu, encouragé et utile. L’Eglise a besoin de nous, vous avez besoin de l’Eglise, nous tous sommes l’Eglise, ceux d’aujourd’hui et ceux qui viendront.

Par sa présence dans la vie de la paroisse. Une partie des projets suppose l’implication active dans la vie paroissiale.

Le groupe d’initiative concernant la future église : Le groupe d’initiative se charge de gérer :

-    La poursuite du projet du commencement à la fin

-    Le développement de la relation avec les autorités roumaines et françaises

-   L’identification des possibilités par le biais de quelques personnalités roumaines connues qui soutiennent le projet, soit par la mobilisation des autorités (roumaines et françaises), soit par la mobilisation de sponsors

 

 

Repères logistiques concernant la future église :

  Nous ne connaissons pas la solution architecturale finale de la future église de Paris. Le plus facile à imaginer, étant donné  le manque de vente de terrains, serait de réaliser l'église par la transformation de la façade d’un bâtiment existant.  De qui dépend ce « détail » ? Il dépend de nous tous : de notre capacité de vous convaincre qu’un tel projet doit devenir réel, de votre volonté d’aller ensemble jusqu’au bout, de la chance d’unir nos forces autour d’un projet voué à durer. 

  


 

[1]L’Eglise ayant les patrons "Les Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël", Rue 9 bis Jean de Beauvais 75005, Paris, est devenue, le 10 mai 2009, Cathédrale Métropolitaine. La pierre de fondation de cette église a été mise le 30 janvier 1374, par le roi de France, Charles V. La première paroisse roumaine a été fondée en 1853 dans une chapelle  improvisée, dans la Rue Racine. La sympathie et l’admiration des roumains pour la France fait de Paris, en 1830-1840, la principale ville universitaire occidentale où les jeunes des Pays Roumains sont envoyés pour enseigner. Ces jeunes, qui ont fondé en 1845 une "Société des étudiants roumains à Paris", avec une bibliothèque et une salle de rencontres, sont ceux qui représenteront le moteur de la Révolution Roumaine en 1848 (et plus tard, les créateurs de la Roumanie moderne).

Le projet d’achat de cette Eglise, 9bis rue Jean de Beauvais, devenue 'la chapelle des dominicains', reçoit tout le soutien du gouvernement du roi Carol I de Roumanie (un an après son couronnement)  et celui de presque tous les familles de boyards de cette époque. On ouvre aussi une souscription publique. Ainsi, l’Eglise dans la rue Jean de Beauvais est achetée par le gouvernement du Royaume Roumain en septembre 1882, avec la participation financière et morale de tous les roumains, comme une prophétie de ce qu’elle allait devenir : une passerelle pour l’échange spirituel entre la Roumanie et la France. La consécration par l'évêque Inochentie Ploieşteanul eut lieu en 1892 ; l’Eglise a eu une pléiade de prêtres de valeur, de professeurs en facultés de théologie ou de futurs évêques en Roumanie (Virgil Gheorghiu y compris). Il faut mentionner aussi de célèbres noms roumains, qui, malgré le fait qu’ils ne faisaient pas partie du clergé, participaient aux offices ou aidaient de leur mieux. Georges Enesco (1881-1955) a fréquenté cette Eglise pendant ses études à Paris, l’office de ses obsèques étant fait dans cette Eglise. Mircea Eliade (1907-1986) fut un membre actif du conseil paroissial durant la période 1952-1955. Le philosophe Emile Cioran visitait régulièrement cet édifice. Le grand Eugène Ionesco (1912-1994) était un membre actif de cette Eglise, et à sa mort, en 1994, on y fit l’office de ses obsèques, en présence du Roi Michel I et de la famille royale. On y a fait aussi le dernier office pour l’actrice Elvire Popesco. La princesse Marthe Bibesco avait l’habitude de venir à cette Eglise, et le prince Constantin Mourousy s’y maria avec la nièce du cardinal de Belloy. L’ingénieur Henri Coanda participait régulièrement aux offices. Constantin Brancusi (1876-1957), arrivé à Paris, s’attacha à cette Eglise où l’on lui attribuerait la fonction de chantre, (et l’hiéromoine Rafaïl Noica y a découvert l’Orthodoxie). (texte de l’historique par le père Iulian Nistea).

 

[2] La Métropole Orthodoxe Roumaine de l’Europe Occidentale est responsable également de la coordination des activités pastorales et missionnaires des diocèses orthodoxes roumaines qui ont des juridictions canoniques dans les pays : France, Suisse, Belgique, Hollande, Royaume-Uni, Irlande, Islande, Italie, Espagne et Portugal.

 

[3] Les Reliques de la Sainte Parascève (qui se trouvent à la Cathédrale Métropolitaine de Iasi), appelée "celle qui aide d’urgence et qui est très utile aux gens", se réjouit d’un culte particulier en Roumanie, plus que tous les autres saints locaux qui ont des Reliques dans notre pays. Celle qui fait des merveilles et guérit les maladies est la protectrice de la Moldavie, de notre pays (depuis 350 ans, dès son arrivée en Roumanie) et protectrice dans tous les pays orthodoxes des Balkans. On la célèbre le 14 octobre, date à laquelle on fait un pèlerinage dans le pays tout  entier et hors du pays, 3 jours durant.

 

[4] La Sainte Geneviève, protectrice des villes de Paris et de Nanterre, est célébrée le 3 janvier. Selon la tradition, pendant le siège de Paris, en 451, Geneviève, qui avait seulement 28 ans, a convaincu les habitants de Paris de ne pas abandonner leur ville, en la laissant aux Huns. On dit que Geneviève aurait aussi influencé Clovis à se baptiser, en devenant ainsi le premier roi franc chrétien, et, également à établir la capitale du royaume à Paris. 

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