Aux jeunes qui se préparent pour leur mariage

Le mariage est un choix …

Plonger avec le Seigneur dans son propre cœur est un don d’en Haut. C’est ainsi que la glace qui nous couvre à l’extérieur est brisée, permettant d’entrevoir notre profondeur, l’intimité de notre grand cœur, saisissable uniquement dans la lumière divine qui demeure en nous dès notre baptême. Un tel cœur, révélé à soi-même par la soif du Christ, est susceptible de s’interroger, tôt ou plus tard, sur sa vie, en se posant la question : « quel est mon chemin, celui du mariage ou celui de la vie monastique ? » Autrement dit: « quel chemin prendre pour m’approcher de Dieu ? ». L’indécision est à redouter par celui qui se préoccupe de son âme, de sa propre rédemption, de sa relation avec Dieu dont il ressent la présence de tout son être, car le choix est ferme : il n’y a qu’une seule voie assumée pour l’éternité. On pourrait dire que tout en restant neutre – ne choisir ni la vie monastique, ni le mariage – cela représenterait aussi un chemin vers Dieu, mais, moi, personnellement, je considère que cette voie n’a pas la même consistance que les autres, mariage et monachisme, vu qu’elles se réjouissent d’une bénédiction spéciale de Dieu. Quel que soit le choix, on nous demande de l’assumer : on choisit une seule fois pour toute, pour l’éternité.

Sans aucun doute, nul ne pourra prendre la décision à notre place, vu l’enjeu. Personne ne pourra nous soulager de cette responsabilité à caractère vital. De la même manière qu’à tout moment crucial de notre vie, on est les seuls à en ressentir l’intensité ou porter le fardeau ; nul ne vit à notre place, on est tous seuls avec Dieu. Bien que le choix final nous appartienne, on a besoin d’être guidés. Et l’aide d’un père spirituel est incontestable et indispensable, car il a la grâce divine ; à travers la confession et inspiré par la grâce du Seigneur, il nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées et à mieux nous connaître. Car aboutir à une découverte de soi sans l’aide d’un père spirituel est impossible. Seul Dieu est avec nous à chaque pas. Se laisser entre les mains de Dieu à travers la parole d’un père spirituel implique un travail ascétique de reniement de soi ; c’est se laisser porter par l’amour de Dieu vers quelque chose que la raison n’ose même pas imaginer, et cela tout simplement parce que l’œuvre de Dieu s’accomplit par des miracles qui sont toujours bien au-delà de nos attentes.  

Suis-je prêt pour le mariage ?

« Celui qui veut être sauvé / avec ses questions doit voyager », disent les pères. L’expérience spirituelle des personnes plus âgées est une richesse à partir de laquelle on doit se ressourcer pour notre propre bien. L’une des questions qui nous travaille sans repos pendant notre jeunesse est de savoir quel sera le chemin que l’on va prendre. Sachant qu’il s’agit de notre propre vie, les questions nous hantent avec insistance. Par contre, ceci n’est que le point de départ pour la sagesse ; que l’on s’attende à ce que les réalités et les réponses qui viendront se découvrir nous surprennent profondément, ce ne seront que les prémices pour notre entraînement à la recherche de la vie éternelle.

Personnellement, je pense que celui qui a compris le mariage en tant que moyen qui nous permet de terrasser notre égoïsme par l’obéissance que notre amour pour l’autre nous enseigne, par notre disponibilité devant l’autre à cause de nos sentiments pour lui, et on apprend à lui obéir jusqu’à l’« humilité » que l’autre nous « inflige » volontairement ou pas, cette personne peut oser penser au mariage. Je pense que la réponse qu’un jeune homme a reçue il n’y a pas longtemps en Roumanie vient à l’appui de mes paroles :     

Le jeune homme se présente devant l’évêque dans le but de chercher de l’aide pour le choix qu’il allait faire, la vie monastique ou le mariage. En le considérant, l’évêque lui répondit par une question : « Sais-tu obéir ? » « Oui », dit très fermement le jeune. L’évêque lui répliqua : « Alors, cherche-toi une épouse ».

La réponse est très originale et surprend, surtout que l’on s’attendait à ce que l’évêque encourage le jeune homme à prendre la voie monastique. Car certes, par habitude, nous sommes toujours tentés d’associer obéissance et monachisme. Chose connue que pour arriver à l’obéissance, le premier pas que doive faire le moine consiste à renoncer à soi- même. Cela veut-il dire que dans le mariage il faut obéir de la même manière ? Certes, il n’est pas question de comprendre le mot « obéissance » au sens juridique du terme, il s’agit plutôt d’arriver à un état de joie intérieure qui est la conséquence de notre disponibilité pour l’autre, en se donnant à lui de tout son cœur et de tout son être. Un père qui vit au Mont Athos disait qu’en tant que moine, « le plus dur c’est d’obéir ; car l’obéissance fait saigner le cœur » ; il n’en est pas moins pour le mariage, où l’on retrouve la même image « d’opération à cœur ouvert » : l’autre est un moi-même dont je suis complètement dépendant, aux côtés de qui et par qui j’arrive à l’épanouissement absolu, et que je ressens parfaitement avec la sensibilité de mon cœur jusqu’à l’humilité la plus profonde, soit jusqu’à l’abandon de soi, le tout pour que l’amour en Christ nous accable et crucifie à jamais l’égoïsme qui tente si perfidement de pénétrer dans notre vie et de tacher notre amour.

L’être humain a besoin de l’échange avec l’autre pour arriver à l’épanouissement personnel. Le Christ nous apprend que c’est contradictoire de dire qu’on aime Dieu, mais pas notre prochain. Le mariage est donc un milieu privilégié pour expérimenter l’amour en Dieu à travers l’amour pour le mari et les enfants. Bien que l’amour nous rende faibles, vulnérables, dépendants du Christ et de celui qu’on aime, face auquel il nous est impossible de cacher notre vide et nos insuffisances. Plus on aime, plus on souhaite purifier notre amour pour l’autre, plus on devient impuissant face à nos misères, gloire à Dieu qui comble nos insuffisances si délicatement avec Sa grâce ! Personnellement je considère que l’apophatisme entre deux époux se traduit par un amour inépuisable au niveau théorique, qui nous élève à un tel degré de sincérité avec nous-mêmes de sorte que l’on puisse reconnaître nos propres insuffisances, accentuées-hélas ! – par la discordance entre la plénitude de l’amour qu’on a à offrir et la petitesse du geste avec lequel on réussit à le partager en réalité. En effet, il est évident que pour pouvoir être en parfaite communion avec notre prochain, la grâce de Dieu est un besoin impérieux. Lorsqu’on aime profondément, on ressent une soif inassouvie de l’autre, on en est envahi, c’est notre mie/trop-plein qui déborde et qui sollicite dans son déluge tous les pores de l’être ; c’est la soif d’atteindre la plénitude absolue, c’est une soif ardente de perfection.

L’obéissance en Christ est la vocation universelle de l’homme, la vocation de tout être qui a décidé de suivre Celui qui a été obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix, en l’occurrence, le Christ obéissant à Son Père. C’est par la désobéissance que le péché fit son entrée dans ce monde. L’obéissance est donc la réponse qui nous ressuscite. Le moine renonce à soi devant son père, signe d’obéissance directe devant le Christ, Celui qui est l’exemple Même de l’être obéissant de ce monde, l’obéissance étant la seule voie d’épanouissement.   

Est-ce que les époux ne découvriraient-ils pas le mystère de la « petite église » qui est la famille, en se dévouant l’un à l’autre par amour, et donc, réciproque obéissance, en parcourant ensemble le chemin vers Dieu ? Il serait d’ailleurs très surprenant que la bénédiction reçue par  l’homme et la femme lors de leur union à travers le mariage n’ait pas comme quintessence  l’obéissance ; car c’est lors du mariage à Cana de Galilée, en obéissant à Sa mère, que le Sauveur réalisa le premier miracle.   

Pour revenir au jeune homme de notre exemple, il fait preuve de beaucoup de courage. Il souhaite confier sa vie au Christ, et pour cela il demande conseil à l’évêque, prêt à lui obéir. Qui d’entre nous a fait preuve ou est capable d’autant d’humilité et de courage afin de confier sa vie au Christ en Le suivant inconditionnellement, guidé uniquement par l’amour ? L’obéissance vient avec l’amour. L’amour naît et gagne en profondeur avec l’obéissance. Le monachisme et le mariage sont chacun l’expérience vivante de cette réalité, ils « se complètent et  s’équilibrent », comme dit l’évêque Kallistos Ware, « tout comme la voie cataphatique et celle apophatique se complètent et s’équilibrent dans la théologie. Les deux voies sont sacrement d’amour. Ce que les époux arrivent à réaliser l’un par l’autre, le moine, par contre, s’évertue à l’accomplir par lui-même. Pour nous tous, mariés ou moines, l’amour est, avec la grâce du Seigneur, autant quelque chose qui est déjà inscrit dans nos cœurs et qui en jaillit naturellement, autant ce qu’on se doit d’approfondir et de défendre jusqu’à en souffrir éternellement ».

Grâce à l’amour, l’obéissance devient possible même lorsque le cœur s’attriste à cause de ses insuffisances. Quand on aime véritablement, on accepte plus facilement les méchancetés commises par l’autre ; c’est notre amour qui brûle une miette de la médiocrité et du mal de ce monde.  Dans un couple, l’amour comble les insuffisances, et encore plus, l’amour multiplie l’amour, car c’est l’amour qui appelle à la création, dans un esprit qui dépasse la chimie et la biologie de nos corps, qui appelle à l’existence un nouvel être qui nous aimera dès le commencement, sans condition. Quel mystère sacré, cet amour, qui donne de la vie au monde ! Et quel dommage que l’union entre l’homme et la femme soit transformée en perversion diabolique, acte banalisé et réduit à la dimension charnelle avec des personnes que l’on ne connaît même pas, en contredisant le sacrement de Dieu qui a prescrit que l’être soit le fruit de l’amour et vienne au monde par amour !

Que l’on témoigne de l’amour d’un couple qui a reçu la bénédiction du Seigneur !

Comme le monde a besoin de voir qu’il y a des familles qui vivent proprement, qui brillent dans la lumière de la grâce divine, témoignage incontestable de la beauté du sacrement que ces familles vivent en Christ ! Nul doute que le moine est sur terre l’image pure du Christ grâce à son dévouement total, mais l’être qui a choisi la voie du mariage, en  est-il moins noble ? Si le monachisme est le témoignage de l’acte surnaturel qui consiste à aller au-delà des limites de la nature humaine blessée par le péché, comme anticipation de la vie éternelle, mode angélique d’existence déjà depuis ici-bas, le mariage, à son tour, n’est-il pas le témoignage du naturel de l’être humain, que Dieu a prescrit dès le commencement, sacrement d’union de l’homme avec la femme qui fait que les deux, une seule chair, s’efforcent à vivre pleinement dans le royaume de Dieu ?  

Dans un monde détourné de plus en plus de la recherche de la sainteté, faire découvrir le mariage aux êtres humains est une urgence. Le monde a besoin d’exemples palpables d’êtres humains qui vivent dans la sainteté, d’apercevoir la brillance reflétée par la pureté d’une vie de couple et de famille, besoin de découvrir la joie de la vie en Christ à l’intérieur de la société, besoin de preuve que ce type de vie est tout à fait possible de nos jours et reste d’actualité.

Aux déviations et aberrations qui prétendraient faire partie de la normalité, nous répondront par notre propre resplendissement et rayonnement, notre joie, conséquence d’une vie de couple pure menée pleinement dans le Christ. Ne serait-ce que cette contamination positive, à travers des couples qui cherchent la grâce du Seigneur, qui pourraient faire lever le trouble de ce monde dans lequel on vit, en donnant naissance à des enfants et en les élevant dans la lumière divine dès leur enfance, afin qu’ils comprennent des petits ce que c’est l’éternité ? Les enfants sont l’exercice vivant par lequel nous nous oublions nous-mêmes en nous préoccupant de l’autre, par eux nous devenons nous-mêmes, plus pleinement humains. Qui se prépare donc pour le mariage ne peut pas le dissocier du don de la mise au monde des enfants, ce qui est épanouissement.

Personnellement je crois que l’obéissance réciproque des époux, l’un à l’autre, et des deux ensemble au Christ présent par la vie de l’Eglise, a le pouvoir de sanctifier le monde justement par le témoignage de la beauté extraordinaire d’une telle vie.  

Qui épouserai-je ?

Il y a trois questions fondamentales auxquelles nous sommes tenus de trouver la réponse avant de faire le choix de la voie du mariage. Tout d’abord : « Est-ce que je l’aime ? ». Ensuite : « Est-ce qu’il m’aime ? ». En dernier : « Tels que nous sommes ensemble, chacun avec sa structure, avec ses préoccupations,  allons-nous dans la même et bonne direction ? ».

Les deux premières questions sont la confirmation de ce qui constitue d’ailleurs la quintessence de la demande de bénédiction que nous adressons au Christ pendant le sacrement du mariage. Ce que les deux époux ont à s’offrir et à partager par dessus tout c’est l’amour. Ce n’est ni Dieu, ni mon père spirituel qui choisira pour moi ; c’est moi le seul responsable de mes propres choix. Au moment où je fais mon choix je suis devant l’examen de ma propre conscience, puisque je me prépare à faire un pas qui m’amènera tout près et pour la vie avec celui par qui Dieu me sauvera, celui qui connaîtra toute mon intimité, par qui je vivrai, penserai et sentirai – celui avec qui je serai une seule chair. « Le baiser » de Constantin Brâncuși a cette vocation de témoignage de perfection du corps atteinte par l’union entre l’homme et la femme, dans une étreinte fusionnelle par laquelle ils deviennent une seule chair. Cet embrassement réciproque surprend de la meilleure des façons le geste de l’amour: chacun « remplit » ses bras avec l’autre, accueille l’autre en soi, autant que possible, dans un geste constamment assoiffé du désir de le faire devenir « de plus en plus véritable », chose qui ne devient possible qu’en vivant pleinement la grâce du Seigneur.

Par contre, aimer signifie aussi accepter de souffrir pour l’autre, d’être fragile, d’être dépendant de sa volonté, en étant tout à fait conscient du « danger » auquel on s’expose, lui donnant nous-mêmes ce pouvoir sur nous, dès l’instant où l’on confie notre vie au Christ par le mariage. Aimer signifie pardonner et s’évertuer à recevoir le pardon de l’autre jusqu’à ce que tout moment ressenti comme une croix dans l’intimité du couple devienne occasion de résurrection. Aimer signifie être prêt à changer afin d’accueillir la réalité de l’autre ; aimer c’est savoir renoncer à soi, étant pleinement convaincu que l’interpellation de l’autre ou des circonstances concrètes de la vie ne sont que la main de Dieu venue à notre secours dans le but de notre accomplissement dans le Christ. Plus on aime, plus on s’inquiète pour l’autre, plus on a peur de perdre la richesse de la vie qu’on a la chance de vivre. Cette crainte assumée en Christ éveille en nous le besoin ardent de prier sans cesse le Christ, Celui qui aime et souffre le plus pour nous tous. On arrive ainsi à prier assidûment pour son époux, pour ses enfants, en s’évertuant à confier incessamment toute sa famille à Dieu, le Seul qui peut nous protéger devant les agressions et les souffrances qui appartiennent à cette vie.  

La troisième réponse concerne le but commun du chemin à parcourir ensemble: sans équivoque, la réponse doit être le Christ. N’ignorons pas que le drame de celui qui souhaite épouser une personne d’une autre religion (et même d’une autre confession chrétienne) se manifeste le plus souvent dans la difficulté, voire même l’impossibilité de pouvoir partager avec lui son intimité dans le Christ, ses sentiments, ses aspirations les plus intimes, ses profondeurs ennoblies par la présence de la grâce de Dieu, car celui avec lequel on envisage de s’unir s’y rapporte de l’extérieur s’il ne reçoit pas le Christ comme Sauveur selon Sa révélation à travers la vie ecclésiale.

Concrètement, qu’est-ce que nous apporte le sacrement du mariage ?

C’est à la mairie que la société civile reconnaît l’union « légale » entre l’homme et la femme. Quant au mariage à l’église, il ne nous apporte pas moins que la grâce du Seigneur qui descend sur nous par la bénédiction que nous recevons et qui nous accompagnera tout au long du « voyage » qui se concrétisera par « l’inscription de nos noms dans les cieux ». Lors des fiançailles nous témoignons de notre union en portant chacun une alliance, d’après le modèle biblique de l’alliance entre Dieu et l’être humain, union commencée par les prophètes et accomplie par la descente de Dieu incarné dans le Fils. L’office du couronnement est le sacrement d’union de l’homme avec la femme, l’un avec et par l’autre : « Le serviteur de Dieu … reçoit pour couronne la servante de Dieu … au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. La servante de Dieu …reçoit pour couronne le serviteur de Dieu …au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ». En d’autres mots, par la bénédiction de Dieu et au nom de la Sainte Trinité, le mari (et réciproquement la femme) devient voie de rédemption et gloire divine pour l’autre, sa couronne céleste. De cette « entente » découle ce que Dieu attend des jeunes mariés, autrement dit, la préoccupation continue d’ennoblir leur vie de tous les jours en cherchant la grâce du Seigneur par la communion avec l’autre.

Le mariage ne se limite pas uniquement à la cérémonie vécue dans l’église, c’est un état d’appropriation de la grâce du Seigneur qui se prolonge toute la vie. Le sacrement du mariage est par excellence la fondation d’une famille, une nouvelle vie purifiée par le sacrement de la confession commence pour les futurs époux. Pendant le sacrement du mariage les futurs époux  reçoivent la grâce du Seigneur. Est-ce le mariage le « passeport qui donne droit à une vie de plaisirs » compte tenu du fait que ce qui auparavant était jugé comme péché de l’homme et de la femme, désormais leur est permis ?  L’union charnelle entre les deux n’a aucune valeur sans amour et sans Dieu. Ce que le mariage leur apporte est le mystère de la Présence qui brille autant par le naturel de l’acte biologique que par le surnaturel de la présence divine. Quel est donc le don le plus vénérable d’un mari pour sa femme et inversement si ce n’est que le don divin qui se déverse du Ciel pour entretenir et alimenter sans cesse leur amour ?  

Dès lors que les deux époux ont goûté du calice du Seigneur lors de l’office de mariage, ils ont compris que le mariage est vie de communion dans la présence divine. Dans l’église primitive, le calice du Seigneur contenait le Corps et le Sang du Fils de Dieu, le Christ  unissant les deux par leur participation à la cène mystique, par la communion eucharistique. Et si c’est le Christ qui nous unit, c’est vers Lui que nous devons nous tourner lorsque nous devons faire face aux épreuves qui surgissent dans la vie de famille. Il nous donne dès le départ Son énergie incréée qui nous permet de surmonter toute vague et tourbillon inévitables dans cette vie, tel que c’était le cas pour Pierre. A nous de savoir l’entretenir vivante ! Ceci est possible uniquement à condition que le centre de notre vie soit le Christ. C’est à Lui qu’adressent l’époux et son épouse, main dans la main pendant le sacrement du mariage, les paroles suivantes : Seigneur, fais-nous venir vers Toi !


[1] Le texte, écrit initialement en roumain, a été traduit en français par Raluca Făgurel et Silvia Stoica, auxquelles l’auteur exprime sa vive reconnaissance. 

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